27 avril 2007
We feed the world
Un petit message pour dire que malgrès nos écarts de conduite pour notre bon plaisir occidental... nous pensons quand même au gens qui ne peuvent pas se permettre ce genre d'exagération culinaire.
Je fais ce petit aparté sur ce blog pour rendre hommage au film documentaire autrichien qui vient de sortir dans les salles je crois, il s'appelle "we feed the world", je ne l'ai pas encore vu, il dénonce les abus de nos sociétés occidentales pendant que d'autres (suivez mon regard) ne peuvent pas jouir de ces abus...
Il ne faut pas se morfondre, ce ne sont pas des magouilles, pas des scandales... plus des abérations du système (car les faits dénoncés sont des abérations légales). Ceci pour dire qu'on peut continuer nos anticulinarinades (moi je continuerai je m'en fous ;-)) mais il faut savoir... et plus que savoir il faudrait faire... quelques trucs pour que ces abérations changent!
Car nous produisons aujourd'hui à manger pour 12 milliards de personnes... nous sommes un peu plus de 6,5 milliards dans le monde et près d'1 milliard d'humains souffre de malnutrition (je ne parle pas de nous... quand je dis "mal" c'est "pas beaucoup" ;-)) Je ne suis pas très bon en français (ça doit se remarquer d'ailleurs) mais j'arrive un peu à compter... Si je reponds ça sur ma copie j'ai zéro...
Voila... aparté terminé... On ira voir ce film au ciné en bouffant des pop corns ;-)
26 avril 2007
La Faim justifie le peu de moyen ?
Merci de prendre un plateau de la couleur de votre choix et de faire la queue. Le choix est le thème du RU. Déjà bien choisir son horaire. Chronologiquement :
11h30/midi : pour moi, il s’agit du meilleur choix. Le RU est vide, la pile de journaux pleine, les donneurs de tracts pas encore opérationnels. De quoi filer directement au self selon votre humeur : traditionnel / ‘diwch’ / italien / cafèt’ / grill (on y reviendra plus tard car on finit toujours par y revenir). Les gentilles dames et monsieurs de la cantine ne sont pas encore de trop mauvaise humeur mais les frites ne sont pas cuites et il y a de grandes chances pour qu’on te refile le menu de la veille ou avant-veille ou pire… du moins plus que d’habitude.
12h15/13h00 : c’est l’horreur. Les distributeurs humains de tracts ont rodé leur geste et leurs vannes anti-refus. Ils sont suffisamment excédés pour te l’enfoncer dans le cul si tu l'as refusé avec trop de vigueur. A l’intérieur, c’est la guerre des étudiants gloutons qui se pressent en bas des marches. Un amas informe et impénétrable qui enfonce et force un passage bouché.
C’est le paradis des moches qui se collent enfin aux mecs qu’elles auront jamais et des vicieux qui généreusement tripotent les filles vulgaires que la bourse du CROUS ne permet pas de chopper. Un joyeux troupeau conditionné par l’estomac qui se presse et s’empresse vers un repas pas cher mais équilibré ou pas. Une fois le tumulte passé et après une violente dispute pour obtenir le plateau assorti à son sous-vêtement on refait la queue pour la viande ou le grill mais curieusement il n'y a personne aux poissons. Faut dire qu’il sont mort depuis longtemps mais après un rapide coup d’œil, ils donnent l’impression de se déplacer quand même…
Passé les caisses il faut maintenant trouver une table de libre, si possible pas loin d’une fenêtre, avec une carafe d’eau, se dissimuler de certaines personnes (dont une de l’INH qui, comparées à lui, les odeurs d’une déchèterie pourraient avoir l’effet d’un déo AXE) et retrouver ses potes qui se marrent cachés en vous voyant perdu comme un con avec votre plateau. Comme c’est à ton tour de chercher de l’eau, tu fais encore la queue après une file d’étudiants écervelés qui sont pas capables d’ouvrir un robinet pour augmenter le débit. Le pire n’est pas derrière vous car à la fin du repas il faut encore faire la queue à la plonge… On n'est pas sorti.
13h15 : On est à la bourre, on se dépêche. Car à 13h 28 (normalement c’est 30 mais avec les fonctionnaires…) on ferme les portes ! Aucune excuse n'est valable. Tu pourrais être un éthiopien sorti de Auschwitz qu’ils te laisseraient pas rentrer ; Si tu arrives in extremis à passer, c’est le désert de Gobi : il n'y a plus rien à bouffer. Des cadavres d’étudiants piétinés agonisent à même le sol. Un groupe de chacals fait les poches d’un mec de l’ESCA évanoui dont les copains vendent déjà sa voiture sur eBay. Les cuistos se frottent les mains de servir plus que copieusement les restes du mois dernier en te disant avec un grand sourire que c’est bon pour ce que t’as, tout en pariant sur la couleur que tu vas prendre à la première bouchée. Dans la salle de gavage les sauces sont aussi vide qu’un cours de chimie organique en russe et le pain aussi dur qu’un cours de chimie organique en russe (c’est pour dire si c’est dur). Toute les carafes d’eau ont disparu et le sol est recouvert de débris de plateau et accessoirement de régurgitations aux couleurs pop’art.
Oula, c’est 11h 25, comme je suis en recherche et que j’ai rien à foutre je peux partir au RU. Faut dire que « c’est tout ce que j’aime ».
Viens je t’invite au restaurant… Universitaire
Le gars qui a écrit « tout ce qui nous tue pas, nous rend plus fort » n’a visiblement jamais mangé au RU. Chaque midi et même pour certains désespérés chaque soir, c’est le même rituel! On commence par l’entrée avec ses choix divers et (a)variés à composer soi-même! Attention au petit malin qui use de stratégies subtiles pour se remplir la petite assiette de précieuses denrées : les consignes sont strictes et placardées : « Etudiant(e)s, notez que les assiettes de self ont des rebords. La fonction étant d’un rebord d’empêcher tout débordement intempestif de nourriture, veuillez vous limiter à ceux-ci lors de votre sélection d’entrée ». Je félicite la pertinence de cette suggestion et ne changeant rien à mes habitudes, je dissimule toujours mon fromage sous une large et douteuse feuille de salade qui va me servir d’extension des rebords. La cerise sur le gâteau est l’unique œuf dur toléré qui, je le conseille à tout le monde, doit être pris pour 3 bonnes raisons : la première étant que c’est très nutritif, la seconde est que si vous ne le prenez pas il sera encore là demain et après demain et ainsi de suite et enfin la troisième et pas la moindre, il peut servir de projectile idéal contre les distributeurs de tracts pour l’UMP. Bientôt la suite avec le plat de résistance, car il va il y en avoir... de la résistance...
Trucs et astuces qui tombent à l'eau...

Moi quand je vais dans un fast-food, pour déculpabiliser, bah je prends un menu enfant... seulement récemment mac donald's a ruiné tous mes espoirs de rester mince en mangeant mal (même en petite quantité). En effet désormais on peut connaître le nombre de calories qui se cachent derrière une petite frite ou un hamburger de base... et c'est pas du joli !!! Avec seulement un menu enfant je ne peux presque plus manger de la journée si je respecte le nombre de calories à ingérer par rapport à ma corpulence... Alors autant manger un menu XXL Maxi Best Of tant qu'à faire hein !
23 avril 2007
Jerico, ça gère !

Une sandwicherie de qualité et à très bon prix ...
Le JERICO
25 rue Beaurepaire
49100 ANGERS
13 avril 2007
La "Anticulinaire Team"
Dans l'ordre : Lu', Ben, Zitoun, No' et Lau' ...


12 avril 2007
L'art et la manière de se faire mal à manger
C'est pas bon mais nous le faisons bien!

Devant la recrudescence des blogs vous vantant les mérites d'une cuisine compliquée, fastidieuse et trop souvent menteuse, je déclare officielle l'ouverture du paradis des gens qui n'aiment pas la cuisine et qui ont faim quand même.
Ici nous allons vous présenter des recettes certes pas terribles mais ultra faciles et sans excès de vaisselle inutile!
Alors...
...Bon appetit, il va en falloir !







